|
alazaro
Envíos 10057 |
Enviado - 23 mayo 2009 : 18:45:06
|
Primorski Dnevnik, Novi Glas et Novi Matajur: la voix de la minorité slovène d’Italie
Primorski Dnevnik Traduit par Ognjenka Fejic' LE COURRIER DES BALKANS mercredi 6 mai 2009
Primorski Dnevnik, Novi Glas et Novi Matajur sont les trois principaux hebdomadaires de la minorité slovène d’Italie, une diaspora qui compte environ 100.000 personnes. Défenseurs de la langue slovène, ces trois journaux jouent un rôle-clé dans la préservation identitaire de cette minorité. Tour d’horizon de la presse slovène en Italie.
L’Italie compte environ 100.000 citoyens de nationalité slovène. Il s’agit d’une minorité historique dont les membres se répartissent inégalement dans trois des quatre provinces de la région autonome du Frioul-Vénétie julienne (Trieste, Gorizia, Udine). Le chiffre avancé est seulement une estimation car, depuis 1971, aucun recensement officiel ne prend en compte l’appartenance nationale des enquêtés.
Le sujet est politiquement sensible et les critères de définition de l’appartenance nationale, contestés. La présence de la minorité slovène dans cette région s’affirme d’abord et avant tout par la culture, d’où une forte activité associative et éditoriale qui porte toujours l’empreinte du clivage politique historique entre libéraux et cléricaux. La presse écrite occupe bien évidemment les premiers rangs de l’édition et donc une place importante dans l’affirmation et la préservation identitaire de ces Slovène d’outre-frontière (zamejci).
Le plus grand journal de la minorité et le seul quotidien de langue slovène d’Italie est le Primorski Dnevnik («Quotidien du littoral»). Celui-ci est paru pour la première fois le 13 mai 1945, mais ses origines sont bien plus anciennes puisque le quotidien revendique l’héritage «historique et moral» de deux prédécesseurs prestigieux que sont Edinost et le Partizanski Dnevnik.
Edinost («Unité») a été le premier quotidien (1894) de la minorité slovène du littoral habsbourgeois et, jusqu’à son interdiction de parution en septembre 1928, il a joué un rôle phare dans l’émancipation culturelle, l’introduction de courants modernistes ainsi que dans la mise en garde contre les dangers de la dérive fasciste. Le régime mussolinien avait en effet mis en pratique dès 1922 une politique de bonification ethnique de la région avec la fermeture des écoles slovènes, la destruction de la Maison du peuple et l’italianisation forcée des noms. C’est seulement en 1943 avec l’organisation du Front de libération nationale, dans lequel les Slovènes du littoral se sont fortement impliqués, qu’a commencé à paraître – avec d’abord un tirage symbolique mais quotidien – le Partizanski Dnevnik («Quotidien partisan») dont la rédaction s’est définitivement installée à Trieste au lendemain de la libération.
Aujourd’hui, la diffusion du Primorski Dnevnik, avec un tirage quotidien de 10.000 exemplaires, dépasse le contexte de la seule minorité. Outre «une information impartiale et la défense de valeurs humanistes et démocratiques», le quotidien, qui se compose d’une équipe permanente de 32 journalistes, a pour objectif une collaboration active dans «la préservation de la langue slovène et le développement d’un espace culturel slovène transfrontalier ainsi que d’une conscience nationale slovène commune». Outre le siège de Trieste, la rédaction possède également des bureaux régionaux à Gorizia, Cividale del Friuli (Italie) et Klagenfurt (Autriche). En 1997, suite à une grave crise financière provoquée par la faillite de la Banca di Credito de Trieste, la mobilisation au sein de la minorité a été particulièrement forte et les clivages politiques mis de côté pour sauver ce quotidien symbole. C’est ainsi que Primorski Dnevnik est devenu une société coopérative de production, propriété de tous les abonnés (environ 2.000) et plus largement de tout membre de la minorité si la demande d’adhésion à la coopérative est faite.
Dans la mesure où l’identité nationale slovène est avant tout véhiculée par la langue, il n’est pas étonnant que la défense du facteur linguistique et, plus généralement, une fonction didactique se retrouvent en tête des objectifs des deux autres principaux journaux slovènes de la région: les hebdomadaires Novi Glas («Nouvelle voix») et Novi Matajur («Nouveau Matajur») [1] mais, à la différence du Primorski Dnevnik, ces journaux s’adressent à une population politiquement et/ou géographiquement plus ciblée.
Issu en 1996 de la fusion de Novi Glas de Trieste et du Katoliški Glas («Voix catholique») de Gorizia, l’actuel Novi Glas revêt une forte nuance chrétienne et est particulièrement lu dans la province de Gorizia où la minorité est traditionnellement plus conservatrice ainsi que dans la diaspora slovène.
De même, la spécificité du Novi Matajur, qui paraît depuis 1950 (et dont le siège actuel est à Cividale del Friuli), est qu’il est écrit à la fois en slovène et en italien et qu’il s’adresse d’abord aux habitants de la Slovénie vénitienne. L’existence de la minorité slovène dans cette province rattachée au royaume d’Italie dès 1866 a longtemps été niée ou marginalisée, d’où la volonté dès le départ pour l’hebdomadaire, d’assurer un dialogue entre groupes ethniques. Autre spécificité: du fait d’un fort cloisonnement des vallées dans cette région, des parlers slovènes spécifiques s’y sont développés (le résian et le dialecte du Val Natisone entre autres). C’est pour cela que Novi Matajur a à la fois comme objectifs la préservation de ces dialectes comme partie intégrante de la culture slovène et l’apprentissage aux populations locales du slovène standard. Dans la province d’Udine, contrairement aux provinces de Trieste et de Gorizia, il n’y a pas en effet d’enseignement primaire ou secondaire en langue slovène.
[1] En référence au sommet éponyme situé dans le Frioul oriental.
(http://balkans.courriers.info/article12728.html) |
|
|
alazaro
Envíos 10057 |
Enviado - 26 agosto 2009 : 20:51:33
|
Delo - Eslovenia ¿Logrará Faymann un nuevo comienzo con la minoría eslovena?
EURO / TOPICS 26/08/2009
Werner Faymann, jefe austríaco de Gobierno, viajará hoy miércoles a Eslovenia en su primera visita oficial. La visita se verá opacada por la negligencia austríaca de años de colocar los carteles de topónimos en alemán y esloveno en Carintia, zona fronteriza con Eslovenia. El periódico Delo se pregunta si Faymann logrará un nuevo comienzo en la relación con la minoría eslovena de Austria: "¿Logrará garantizar después de 40 años el [partido de Gobierno] socialdemócrata SPÖ, en el que hoy figuran muchos políticos sin máculas nazis en puestos relevantes, así como también una eslovena, una equiparación de los pueblos y la protección de las minorías? Eslovenia, que a menudo tampoco sabe bien qué hacer con sus compatriotas del otro lado de las Karavanke [cadena montañosa situada entre Austria y Eslovenia] opina que Faymann debería continuar lo más rápido posible donde sus predecesores Wolfgang Schüssel y Alfred Gusenbauer fracasaron con sus propuestas. De no ser así, los eslovenos de Carintia anuncian nuevos pasos."
(http://mail.google.com/mail/?hl=es&tab=wm#inbox/1235616938affcc8) |
 |
|
|
alazaro
Envíos 10057 |
Enviado - 27 septiembre 2009 : 00:19:28
|
24èmes Noces karstiques: les retrouvailles de la minorité slovène d’Italie
Primorski Dnevnik Traduit par Ognjenka Fejic' LE COURRIER DES BALKANS Vendredi 18 septembre 2009
La minorité slovène d’Italie conserve bien vivantes ses traditions. Fin août, avait lieu la 24ème édition des «Noces Karstiques», dans l’arrière-pays de Trieste. Ces fêtes ont lieu tous les deux ans. L’occasion, pour cette communauté d’environ 100.000 personnes, malmenée par l’histoire, de célébrer sa culture et de se retrouver. Le reportage de Primorski Dnevnik, le quotidien slovène d’Italie.
Le dernier week-end du mois d’août a été particulièrement animé dans le petit village de Repentabor/Monrupino, situé dans l’arrière pays triestin, à la frontière italo-slovène. Du 26 au 30 août s’est en effet déroulée la 24ème édition des traditionnelles «noces karstiques» (kraška ohcet). Il s’agit de la plus importante manifestation ethnographique de la minorité slovène d’Italie, qui a lieu tous les deux ans à la même période, depuis 1968.
Les «noces karstiques» sont l’occasion pour la communauté slovène de réaffirmer sa présence dans cette région d’Italie, ainsi que de promouvoir l’action de ses organisations culturelles, comme l’ont rappelé lors de la cérémonie d’ouverture, les présidents de l’Union économique et culturelle slovène et du Conseil des organisations slovènes. La présentation de plus de 700 costumes paysans du XIXème et du début du XXème siècle, les ateliers d’artisanat traditionnel et les dégustations des produits du karst tels le jambon et le vin dans les fameuses «osmica», ces auberges improvisées dans les corps de ferme et qui tirent leur nom des huit jours de l’année au cours desquels les paysans avaient droit de vendre leur production directement aux passants, étaient au programme. Le tout, accompagné de l’incontournable son de l’accordéon et des chansons populaires. Plusieurs milliers de touristes slovènes et italiens ont participé une fois de plus à l’événement dont l’attraction principale était le mariage traditionnel paysan.
À cette occasion, les organisateurs choisissent un couple qui a exprimé auparavant son désir de s’unir dans le respect des rites nuptiaux ancestraux de la communauté. Cette année, les heureux élus ont été Ivana Škabar (23) de Repentabor et son fiancé Dean Furlan (25) du village voisin de Zgonik.
Les festivités ont débuté officiellement le mercredi 26 août à la «Maison du Karst» de Repentabor avec un concert en l’honneur du couple dans cette ancienne ferme transformée en musée ethnographique. La journée du lendemain a été consacrée aux ateliers d’artisanat traditionnel et surtout aux deux fêtes de «fantovšcina» (fêtes des garçons) et «deklišcina» (fête des filles), fêtes des jeunes célibataires, au terme desquelles les participants se sont réunis pour voir une dernière fois Ivana et Dean danser… en célibataires sur la place du village. Vendredi s’est déroulée la traditionnelle sérénade (podoknica) chantée par Dean afin de voler un baiser à sa fiancée, et samedi a eu lieu le symbolique transport de la dot (prevoz bale) à la Maison du Karst. Enfin, dimanche, le couple s’est dit oui à l’église de Repentabor et a entamé l’ultime défilé des costumes traditionnels avant le déjeuner festif et la fête avec la famille et les amis.
(http://balkans.courriers.info/article13589.html) |
 |
|
|
|